Carla Bruni

vendredi 9 mars 2012

Carla Bruni-Sarkozy déplace la campagne sur le terrain personnel

L'épouse du président-candidat se montre de plus en plus, mais refuse d'endosser un rôle politique. Elle qui se définit comme "une ménagère de moins de 50 ans" ne le voit que d'un regard amoureux. Enfin en apparence. La question est posée dans un entretien à 20 minutes le 16 février, dès l'officialisation de la candidature de son mari : "Vous investirez-vous dans cette campagne?" La réponse est limpide: "Bien sûr, je m'investis. Pas de façon professionnelle mais humaine."

"Humaine", ou même "personnelle". Depuis un mois, Carla Bruni-Sarkozy a beaucoup pris la parole, s'est montré au premier rang des grands meetings, et distillé quelques confidences sur le caractère de son mari. Avec un objectif clair: prolonger la stratégie d'humanisation. Tout passe alors par le prisme sentimental. Sarkozy envisage la défaite? "Je peux vous dire que je me lève tous les matins et me couche tous les soirs avec lui et qu'il y a peu de gens qui ont aussi peu de doutes", répond Carla Bruni. Peut-il sauver la France de la faillite? "Il est très bon... Quand je vois ce qu'il se passe en Grèce, j'ai peur. J'ai moins peur en me disant que c'est lui le président", assure-t-elle dans un entretien à TV magazine.

Dans cette même interview, la première Dame se définit comme une "ménagère de moins de 50 ans", donnant à ses jugements sur l'action présidentielle un regard dénué de toute opinion politique. Pourtant, l'objectif relève bien du storystelling: placer la campagne sur un terrain personnel. Et sur ce point, le couple Sarkozy est complémentaire. Quand Nicolas promet d'arrêter la politique en cas de défaite en mai prochain, Carla évoque dans TV magazine l'hypothèse de partir au bout du monde pour une émission de télé: "Je trouve Rendez-vous en terre inconnue absolument extraordinaire ! (...) Je rêve d'y participer ! Je l'ai d'ailleurs dit à mon mari, qui a levé les sourcils en signe d'étonnement..."

"J'ai peur euh... qu'il meure"
Et lorsque Nicolas débute un mea culpa mardi, sur le plateau de France 2, Carla verse également dans la repentance, 48 heures plus tard, sur France 5: "Je fais beaucoup d'erreurs. J'ai évité la boulette magistrale parce que je fais très attention, mais j'ai très peur." Dans la même émission, C à vous, elle n'a d'ailleurs pas manqué d'user une nouvelle fois de sentimentalisme: "Il a un sens du devoir, Nicolas, inimaginable. Il n'arrête jamais. Il travaille tout le temps, il travaille tout le temps, il travaille 20h par jour. J'ai peur heu... qu'il meure !" Qu'il meure, oui, vous avez bien lu. Enfin, puisque Nicolas Sarkozy est désormais, le candidat du peuple, il faut bien donner le change. Carla Bruni aime donc, pêle-mêle: L'Amour est dans le pré, le Tour de France, Fort Boyard et le Téléthon, "une émission formidable". Comme mon mari, aurait-elle pu ajouter, au cas où nous n'aurions pas compris.

lundi 26 décembre 2011

Carla Bruni-Sarkozy : le bling bling, c'est fini pour la first lady

Cheveux lâchés lui encombrant le visage, gros pull à col roulé camel, maquillage nude et zéro bijou, la first lady l’a joué bobo boring. Une évolution sensible du look adopté par Madame Sarkozy les années précédentes, quand les pièces chics mais sobres dominaient, que le noir était de rigueur, que le brush se portait fièrement, souligné par un discret collier de diamants ou d’une paire de boucles d’oreilles.

La page du bling bling est tournée depuis longtemps pour les Bruni-Sarkozy. Dès le début de leur histoire, le jeune couple a voulu afficher une image tranchant avec l’époque yacht-robe-cocktail du règne de Cécilia Ciganer-Albéniz. Les débuts de la romance Carla-Nico ? Moins clinquant, plus sage, tout en maintenant une certain degré de glam. La grossesse de Carla a marqué une nouvelle évolution de la gestion de leur image. Pour ne pas être accusés d’instrumentaliser l’arrivée d’un bébé à l’Elysée, Carla et Nicolas ont tenté de s’afficher comme normaux. Ou presque. La communication officielle fut réduite à son strict minimum. Pour calmer la presse après la naissance : une simple balade dans le parc (public) du château de Versailles fut programmée, juste quand, que c’est amusant, une brochette de photographes passait par là. Comme sur les photos volées diffusées pendant toute la grossesse de Madame, les looks de Carla et Nicolas y apparaissent relâchés, très friday wear, Français moyen plus. Mais ce sont des photos volées. En théorie, à ce moment-là, rien n’est calculé.

Jeudi, c’est dans un cadre très officiel que Carla Bruni est apparue avec une allure à la limite du casual, basique. Et c'était une première, réservée à son retour à la vie publique, pile quand la campagne présidentielle commence sans vraiment le dire. Une manière d’équilibrer l’image du couple : il apparait difficile pour Nicolas Sarkozy de provoquer l’identification de l’électeur alors qu’il tente de s’imposer aux esprits comme le Superhéros qui sortira l’Europe de la crise. Difficile, aussi, de marcher sur les plates-bandes de son principal adversaire, le candidat “normal” François Hollande. Alors c’est Carla qui s’y colle, en remisant ses habits de princesse au placard...

Carla Bruni : Son geste inattendu envers une journaliste mélomane

Dans le numéro du 23 décembre du magazine ELLE, Florence Trédez, journaliste française, livre une anecdote inattendue concernant notre Première dame généreuse. Elle raconte : "J'avais rendez-vous avec Carla Bruni pour sa première interview en tant que Première dame. Elle m'accueille avec gravité, car elle est au courant, par son attachée de presse, que mon appartement a brûlé il y a peu et que mes affaires ont disparu dans l'incendie. (...) Comme elle sait que je joue du piano, elle veut me prêter son piano électrique (...). Pour m'habiller, elle propose de m'offrir ses robes trop moulantes ou courtes pour l'Elysée. Evidemment, je refuse. (...) Puis je reprends le métro. Sur le quai, mon portable sonne. C'est Carla Bruni qui réitère sa proposition de m'offrir son piano de sa voix rauque d'Italienne : 'Vous savez, Florence, je peux vous faire porter le piano en toute discrétion, ça me ferait tellement plaisir'".

Une histoire attachante, qui prouve une fois de plus que notre Carlita a su rester accessible et simple. Celle qui est rentrée de Marrakech où elle a passé quelques jours avec sa fille Giulia et a soufflé sa 44e bougie à Paris en petit comité, a laissé un doux souvenir à la journaliste, qui se confie aux côtés d'autres grandes plumes, dans les colonnes du magazine qui consacre un sujet aux anecdotes rencontrées par les journalistes à l'occasion d'interview. Si vous souhaitez savoir comment Alix Girod de l'Ain a été poursuivie par Hugh Grant ou comment Kirsten Dunst a pris soin d'Isabelle Duriez, rendez-vous en page 99 du célèbre magazine, actuellement en kiosques.